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INFO BOUTIQUE

LA COMMUNAUTÉ

les rendez-vous de l'automne 2022

05/09/2022

les rendez-vous de l'automne 2022

SEPTEMBRE :

 

LES JOURNÉES DU PATRIMOINE, ACQUIGNY (27)

 

salon métier d'art Acquigny

 

La première rencontre sera locale et c’est pour bientôt ! Nous nous retrouverons à Acquigny lors des journées du Patrimoine. Le week-end organisé par l’Association des Métiers d’Art de la vallée d’Eure promet d’être festif ! Nous fêterons les 10 ans de collaboration entre le château d’Acquigny et l’association. Au programme : marché d’artisanats d’art dans le Pressoir et l’Orangerie du château, enrichi par des artisans de bouche et un concert de jazz le dimanche après-midi.

 

Vous sera présenté toute notre gamme de linges bébé Babul & Bakli ainsi que les laines aux couleurs emblématiques de la marque, avec quelques petites surprises aux couleurs de l’automne ! Venez nombreux nous rencontrer dans l’Orangerie.

 

 

OCTOBRE - NOVEMBRE :

 

SALON DE LA CRÉATION, HONFLEUR (14)

 

salon de la création Honfleur

 

Le deuxième salon se déroulera dans un lieu chargé d’Histoire : le Grenier à sel de Honfleur : les 29-30-31 oct. Et 1er nov. 2022.

Pour ce salon de la Création qui rassemble des artisans métiers d’art normands, on présentera notre collection de linge bébé Babul & Bakli et les premières laines à tricoter aux couleurs emblématiques de la marque.

 

 

VOYAGE TEXTILE, CHINON (37)

 

Pour le deuxième salon de novembre, vous pourrez nous retrouver à Chinon du 18 au 20 nov. 2022.

Le Salon Voyage Textile, qui rassemble de nombreux créateurs autour de la laine, nous ouvre ses portes pour une présentation de notre gamme de laine française complète . Tricoteur-euse-s vous pourrez venir admirer nos 12 coloris sortis tout juste des marmites pour l’occasion !

Nous avons hâte de vous présenter cette gamme ! Il y aura également une petite surprise sortie des bains, et 1 collaboration autour du tricot que nous vous proposerons ! Mais on ne vous en dit pas plus.

 

Sur le Salon, l’association La Fibre Textile sera également présente : elle soutien et présente cette année notre projet de laine du Johar dans l’Himalaya à travers son action : Pédaler pour la Paix. Nos stand seront juste à coté ! Venez nous rencontrer pour parler teinture naturelle, et voyager jusque dans la vallée du Johar.

 

 

Nous avons hâte de vous rencontrer lors de ces événements ! A très bientôt !

voyage hors du temps : transhumance dans la vallée du Johar

22/08/2022

voyage hors du temps :  transhumance dans la vallée du Johar

Il y a des endroits que l’on n'oublie pas. Des personnes qui restent gravées dans notre mémoire. Des moments si précieux que même les mots couchés sur le papier ne pourront décrire.

La vallée du Johar sera l’un de ces endroits. Les bergers qui m’accompagnaient de ceux qui restent présents. Cette transhumance dans les hauteurs de l’Himalaya comme un rêve éveillé.

Ici vous trouverez un récit qui permet de comprendre et appréhender le territoire.

 

 

JOUR 1 : LILAM / BABALDHAR (7km)

 

le départ pour la transhumance

 

Le jour du grand départ est arrivé ! Papier de permission signé par le ITBP (indian-tibet-border-police) en poche, nous voilà fin prêts : Ganga, mon acolyte d’aventure lainière, Prahalad, notre porteur, et moi-même.

 

Les bergers et le troupeau que nous accompagnons ne sont pas encore arrivés. Ils partent de Munsyari aujourd’hui et nous rattraperont le lendemain. On a pris de l’avance car le premier jour de marche est le plus difficile : nous allons gravir le sommet Mein Siha. D’un coté Lilam, de l’autre Babaldhar. Puis demain on redescendra pour retrouver et longer le reste du voyage la rivière Gauri Ganga qui dessine la Vallée du Johar.

 

Quelques années plus tôt, il n’y avait pas besoin de franchir Mein Siha. Le chemin suivait la rivière depuis Munsyari. Mais avec les éboulements qu’elle entraine par sa force incroyable, l’ancienne route en contrebas de Lilam a été abandonnée. Et une nouvelle route a été tracée à travers la montagne à cet endroit.

 

Ce premier jour de marche est marqué par notre rencontre avec d’autres bergers et troupeaux et par les croisements sans fin avec les mulets qui transportent les marchandises de Lilam à Milam, les voitures et autres véhicules ne pouvant pas atteindre les villages reculés d’altitude.

Tous, mulets et chevaux sont ornés de cloches, colliers de perles ou clochettes et pompons, lors de leur traversé chargée. La plupart des marchandises transportées sont pour l’armée, le ITBP, ou encore les hôtels des villages.

Certains bergers et troupeaux sont également accompagnés d’un ou deux chevaux pour transporter leur chargement jusqu'à leur destination finale de pâturage.

 

A Babalgar, nous nous arrêtons dans le refuge d’un ami de Prahalad, Une hutte en pierre avec toit de chaume traditionnel.

 

 

JOUR 2 : BABALDHAR / BOUGDIYAR (6km)

 

départ en transhumance dans l'himalaya

 

On redescend sur la rivière Gauri Ganga que l’on ne quittera plus, et dont le tumulte monte continuellement vers les cîmes.

Nous suivons un troupeau. Les bergers partent à peu près tous en même temps. Ils se suivent les uns les autres dans les montagnes jusqu’à leurs différentes destinations.

 

Bougliyar, est le premier poste de contrôle du ITBP. Les bergers dont nous allons intégrer l’équipe arrivent en même temps au poste de contrôle.

 

Le groupe est constitué de plusieurs éleveurs, un berger et un troupeau de 350 bêtes (moutons et chèvres).

-Chander : éleveur, il possède 300 bêtes ;
-Laxman : berger, il est le partenaire de Chander. C’est lui, seul, qui restera avec le troupeau dans les alpages ;
-Khushal : éleveur, 25 bêtes ;
-Gomi : éleveur, 15 bêtes ;
-Deepu : éleveur, 10 bêtes

Les 3 éleveurs possédant des tout petits troupeaux les confient à Chander et Laxman pendant toute la saison d’été. Ils accompagnent le groupe pour la transhumance jusqu'au village de Milam.

 

A Bougliyar ce jour-là, pas moins de 5 troupeaux en transhumance s’arrêtent pour la nuit.

 

 

JOUR 3 : BOUGDIYAR / MAPANG (6km)

 

en transhumance dans l'himalaya

 

Levé 4h30 du matin. Défaire le campement et charger les chèvres. Les plus imposantes sont chargées comme les mulets avec des petits sacs en toiles de jutes disposés de chaque coté à l’équilibre sur leur dos et remplis des vivres pour le voyage.

Départ 5h du matin. Première journée de marche à la suite de notre troupeau.

 

Je ne m’y attendais pas… mais ils étaient là. Nombreux sur le chemin. Les glaciers. Ceux qui avaient glissé depuis là haut jusqu’à nos pieds, certainement dans un fracas assourdissant, entrainant avec eux la roche.

On marchait sur des glaciers. On touchait des glaciers qui fondaient comme neige au soleil.

 

A 3000m d’altitude, Mapang, arrivée vers 10h, on installe le campement.

 

Les journées se ressemblent :

-Arrivée au campement, les premières activités sont : ramasser du petit bois, aller chercher de l’eau et préparer du jya, thé local salé avec du beurre ;
-Une fois les moutons mis à patûrer plus haut : préparer le déjeuner
-L’après midi, sieste pour tout le monde
-En soirée, redescendre les moutons, préparer le diner, monter la tente, aller rechercher de l’eau, soigner les bêtes si nécessaire.
-Petite veillée au coin du feu et dormir tôt une fois tout le bois consommé !

 

 

JOUR 4 : MAPANG / MARTOLI (15km)

 

au petit matin dans l'himalaya

 

Martoli est l’un des villages les plus connus et emblématiques de la vallée du Johar. Malheureusement la route passe en contrebas du village. Nous n’aurons pas l’occasion de le voir.

 

Oui, j’ai bien écris : la route. Depuis hier, nous avons laissé derrière nous les chemins pavés, et croisons parfois des pelleteuses et des petits groupes de travailleurs du PWD. L’Etat de l’Uttarakhand construit depuis plusieurs années une route pour relier Milam à Lilam. La montagne parfois tressaute et les roches éclatent dans un fracas assourdissant sous les détonations. Nous continuons donc l’ascension sur cette route pierreuse et ô combien poussiéreuse qui fait la fierté du gouvernement régional.

Dans plusieurs dizaines d’année il sera possible de faire Munsyari – Milam en seulement 1 jour à l’aide d'un véhicule motorisé.

 

En chemin, nous nous arrêtons à Rilkot pour prendre le thé. L’occasion de vous parler des dhabas, sorte de refuge tenu principalement par des femmes où il est possible de se restaurer le matin, le midi et le soir, et aussi d’y dormir. Ce sont des lieux de rencontre, de partage et d’échanges où séjournent les travailleurs et voyageurs. Nous y croisons les propriétaires des mulets et chevaux qui acheminent les marchandises dans la vallée, les habitants qui font le trajet jusque leur village, les travailleurs népalais qui transportent des matériaux de construction pour l’armée ou le ITBP.

 

 

JOUR 5 : MARTOLI / BURPHU (4km)

 

en transhumance dans l'himalaya

 

Découverte du premier alpage. Certains bergers y restent plusieurs mois.

L’alpage est immense, surplombé par 2 villages d’altitude. La rivière en contrebas s’est apaisée. Mais ça souffle !!

 

Le vent se lève vers 9h et s’arrête de souffler aux alentours de 17h-18h. Il a commencé à nous accompagner dès Mapang, mais là il s’est décuplé ! A peine arrivés, un peu avant 9h, les bergers se mettent à chercher du petits bois et à préparer le déjeuner. Un véritable challenge que de faire du feu sous les bourrasques ! On ne pourra pas monter les tentes avant 18h ce soir, au risque qu’elles ne prennent leur envol !

Il n’y a pas d’endroit pour s’abriter dans l’alpage.

 

Dans les villages les toits en pierre des maisons, pourtant costauds, ne résistent plus au vent. La plupart des maisons, abandonnées, n’ont plus de toit. Et les habitants qui viennent encore vivre dans leur village d’altitude, réparent leurs toits à l’aide de bâches en plastique.

Avec la fermeture de la frontière tibétaine et donc l’arrêt du commerce avec le Tibet, les villages s’éteignent lentement.

Aujourd’hui les familles originaires de la vallée du Johar viennent pour chercher des herbes médicinales et/ou aromatiques qui ne poussent qu’en altitude. Elles les revendent ensuite assez cher sur le marché de Munsyari ou ailleurs. Seules les familles originaires des villages du Johar ont le droit de cueillir ces plantes dans leurs forêts respectives.

 

 

JOUR 6 : BURPHU / MILAM (11km)

 

le glacier de Milam

 

Ce matin-là nos chemins se séparent. Les bergers continent leur transhumance à travers l’alpage et au-delà tandis que Ganga, Prahalad et moi bifurquons sur l’autre rive pour rejoindre le village de Milam qui se situe de l’autre coté de la rivière.

J’ai un permis pour aller voir le glacier de Milam, alors on en profite : Prahalad a vu le glacier pour la dernière fois il y a 20 ans.

 

Milam est le dernier village avant la frontière tibétaine du Kumaon. Il ressemble aux autres villages de la vallée, en ruine, mais de taille plus importante. Vestige d’un commerce actif avec le Tibet. Aujourd’hui il est le lieu privilégié du ITBP. C’est le 14ème poste de la frontière indo-tibétaine.

 

Il paraît que pour rejoindre le glacier depuis le village il faut encore marcher 5 km…

Après 5 km de marche, nous arrivons au panneau de point de vue sur le glacier. Nous y découvrons la rivière qui s’écoule depuis l’horizon. Un paysage lunaire à perte de vue. Pas le moindre glacier dans notre champ de vision.

Sommes-nous surpris ? Pas tant. Ce n’est pas un scoop que les glaciers fondent. Mais être devant le fait, ça remue les tripes.

Il y a 20 ans, Prahalad est formel, on pouvait voir le glacier depuis le panneau de point de vue.

 

Alors on s’est mis à remonter la rivière pour voir le glacier. Pendant le trajet, ma tête était remplie d’images de glaciers blancs immaculés… Quelle surprise ! Le glacier est noir.

 

Gauri Ganga est là déjà tumultueuse à sa source. Le glacier de Milam a les pieds dans l’eau.

 

 

JOUR 7 : MILAM / BOUGDIYAR (36km)

 

en transhumance dans l'himalaya

 

Le chemin du retour s’annonce déjà ! Nous partons tôt le matin, et traversons à nouveau la rivière sur un pont bringuebalant pour rejoindre les bergers et le troupeau qui arrivent au niveau de Milam sur l’autre versant.

Ils vont continuer leur transhumance au-delà de Milam, dans les hauteurs. Mon permis ne me permet pas d’aller plus loin. Certains bergers sont parfois également contraints dans leur déplacement par le ITBP.

 

Apparemment, là haut, juin et juillet, la montagne se pare de mille fleurs toutes colorées et toutes petites.

 

 

JOUR 8 : BOUGDIYAR / LILAM (13km)

 

Nous arrivons à Munsyari en soirée. Le voyage du retour aura été intensif, et mes pieds n’ont pas survécu au 36km de marche de la veille.

 

Je vous laisse avec comme dernière image les plus beaux de ce voyage !

 

groupe de bergers éleveurs

De gauche à droite : Kushal éleveur ; Laxman, berger-partenaire ; Ganga, mon acolyte d’aventure lainière ; Prahlad berger et porteur pour l’occasion ; Chander, éleveur. 

 

petite histoire des imprimés babul & Bakli

24/07/2022

petite histoire des imprimés babul & Bakli

L’histoire de l’impression textile chez Babul & Bakli s’est faite en auto-apprentissage.

Elle commence lors de la première collection en 2021 par la technique d’impression au cadre plat, également appelée sérigraphie.

 

 

textile imprimé à la main

 

Avant même d’apprendre à imprimer un motif en all over (c'est à dire un motif répété sur toute la surface du tissu), on s’est lancé dans l’apprentissage de la fabrication des cadres plats (sorte de pochoirs) qui servent à l’impression.

Il aurait été plus simple évidemment de les faire faire par une entreprise extérieure… Mais quelle satisfaction de maîtriser l’étape de fabrication de son matériel d’impression.

Ensuite, vient l’étape d’impression du motif à l’aide de son cadre plat. Il y a bien eu des loupés dans les débuts : mauvais positionnement, irrégularité dans la pose de la pâte d’impression… Mais tous ses petits défauts vous les avez toujours aimés. C’est la trace de la main, du geste humain. C’est ce qui fait la différence avec la machine.

 

 

Au delà de la satisfaction, l’étape de fabrication du cadre a également une importance dans l’évolution de l’impression au sein de la marque.

Maintenant que nous maîtrisons le processus et que nous en connaissons ses limites. Et bien nous allons l’arrêter. Cet arrêt ne va pas se faire de manière brutale, mais progressive. Les cadres déjà créés avec nos anciens mais aussi quelques nouveaux motifs gardés encore secret continueront d’être utilisés.

 

Pourquoi cette décision ?

Parce que l’étape de fabrication des cadres nécessite l’usage de beaucoup d’eau et des produits toxiques qui ne sont pas en accord avec nos valeurs. On ne peut pas être parfait dès le départ mais du moins on doit essayer de toujours s’améliorer.

 

Mais alors, il n’y aura plus d’imprimés dans les collections par la suite ?

Cette année, comme vous avez pu le constater, aucun nouveau motif n'a vu le jour, laissant place à d'autres processus créatifs au sein de la marque.

Mais les imprimés resteront bien présents dans nos collections de linge futurs. Nous réfléchissons à une autre technique pour produire nos motifs à l'avenir.

 

 

impression traditionnelle indienne bloc print

 

Évidemment nos voyages en Inde nous ont assez naturellement amenés à la technique du bloc print illustrée ci-dessus. Nous la pratiquons d’ailleurs déjà à l’atelier, mais seulement pour des demandes sur-mesure.

L'inconvénient de cette technique avec un tampon en bois de 20cm X 20cm, c'est qu'elle demande plus de temps dans la réalisation de l’imprimé… Et donc le tissu revient beaucoup plus cher. C’est pourquoi elle est très peu utilisée pour le moment dans la collection de linge.

 

Comment concilier ces 2 techniques ? Telle est la question pour les années à venir.

Tout ce processus nous a amenés à réfléchir aujourd’hui à un entre-deux... Une dimension de cadre de sérigraphie qui nous permettrait d’être plus « rapides » associée à la technique ancestrale du bloc print en bois. Avec, bien sûr, toujours cette idée de pouvoir fabriquer soit même son matériel d’impression.

collection 2022 : les lutins sous les projecteurs

03/05/2022

collection 2022 : les lutins sous les projecteurs

 

 

LES TOUT PREMIERS MODÈLES

 

 

L’aventure des lutins a commencé en 2021, avec seulement 1 proposition de modèle et 2 design colorés : le lutin uni jaune soleil et le lutin fleuri caramel. Ils sont rapidement devenus les produits les plus vendus.

 

 

7 COLORIS POUR LES POUPÉES LUTINS

 

 

De ces 2 premières propositions est né une déclinaison complète de coloris pour les habits de nos petites poupées de chiffon lutins.

Le jaune soleil a été remplacé par un jaune moutarde et un jaune citron. Tandis que le lutin au motif fleuri à inspiré trois déclinaison de couleurs : le caramel, le rose poudré et le bois de rose.

Ces 5 premières couleurs ont été rejoint par les bleus que nous produisons en très petite quantité : un bleu nuit et un bleu ciel. Au total donc 7 couleurs ont été crée, les 7 couleurs actuels de la collection Babul & Bakli.

 

 

LES MINI-LUTINS DÉBARQUENT

 

 

Le modèle a également eu le droit à sa déclinaison : la poupée de chiffon est devenu doudou plat pour les tout-petits. Le lutin accompagne donc vos bébés dès le plus jeune âge désormais.

Ils sont déclinés aussi en plusieurs coloris. D’ailleurs ils sont bicolores ! Permettant ainsi d’assembler et de jouer avec nos couleurs.

 

 

Les poupées lutins et mini-lutins sont à retrouver ici 

Tressage végétal par virginie maradan

25/07/2021

Tressage végétal par virginie maradan

Babul & Bakli est allé à sa rencontre et de nos valeurs communes est née une collection de petit mobilier pour la chambre de bébé.

 

On vous emmène à la découverte de son univers entre passion pour le jardin, travail de la main et tressage végétal.

 

 

 

 

Quelques mots pour présenter ton métier, la vannerie:

 

La vannerie est l'art de tresser les végétaux suivant différentes techniques que ce soit de l'osier, du rotin, de la paille ou de l'herbe des marais.

 

Quel a été le déclic pour te lancer dans cette aventure?

 

Pendant mes années en aménagement paysager, j'ai choisi de m'initier aux aménagements de berges. Le flux de l'eau peut être ralenti et les berges protégées par l'intégration de fascines qui sont un entrelacs d'osier ou de noisetier.

En rentrant d'une journée de travail sur les berges, mes collègues qui suivaient un cursus en valorisation des végétaux, étaient en train de finir une clôture en osier vivant. Je me suis arrêtée pour les aider. Une vocation encore mal définie était née.

Suite à quelques recherches sur le tressage,j'ai décidé de me former dans la seule école nationale de vannerie, en Haute Marne.

 

Des personnes qui t'inspirent dans l'art du tressage?

 

Quelques vanniers et vannières me donnent envie de me dépasser dans la réalisation de mes pièces comme François Desplanches, vannier français autodidacte, Katherine Lewis de Washington ou bien Eddy Glew de Birmingham. J'admire leur niveau d'excellence, leur maîtrise de la matière.

 

Quelles sont tes matières de prédilection?

 

Pour mes réalisations, je pars toujours de l'osier et je le mêle à d'autres matières, parfois même des éléments trouvés çà et là. Je n'ai pas de variétés d'osiers préférés, ce que j'aime, c'est en découvrir de nouvelles. Comme c'est osier appelé Sainte Reine qui est noir et feu dont je n'ai pu avoir que deux bottes et que je n'aurai peut-être plus jamais. J'aime imaginer ce que je pourrais en faire et comment les sublimer.

 

A travers l'artisanat et le travail de la main, on replace l'humain au coeur de l'objet. Ton travail s'inscrit dans un réel besoin de durabilité de l'objet:

 

Oui,dans cette époque où nous avons trop tiré sur notre pauvre terre et où nous recouvrons celle-ci de nos déchets, beaucoup, dont moi, avons pris conscience de la nécessité de limiter notre impact. La vannerie d'une certaine manière incite à cela, on n'est pas dans le consumérisme.

Quand tu achètes un panier, tu fais le choix d'investir dans du durable, des matières propres et biodégradables, dans une partie de notre artisanat et de notre histoire.

La plus vieille emprunte de panier découverte sur un site sacré en Italie date de 5000 ans. Quand je regarde cette image, je vois que la façon de travailler était à peine différente d'aujourd'hui. C'est émouvant, quand on y pense, de répéter des gestes ancestraux.

 

Est-ce qu'il y a un moment que tu apprécies tout particulièrement lors de la réalisation de l'une de tes créations?

 

Quand je m'installe à ma table pour faire un panier, je sais que je suis partie pour 4 ou 5 heures afin de réaliser toutes les étapes. On commence par le fond ( rond, ovale, carré, rectangulaire, peu importe),puis les montants qui doivent respecter un certain écartement pour la solidité et la force (grosseur) de l'osier. Ensuite, vient la torche.  Elle a la même utilité que les anneaux d'un tonneau. Elle est nécessaire pour conserver la forme et donner la force du panier. On la retrouve souvent à la base, parfois au centre du panier et toujours sous le bord.

Après on réalise la clôture et l'anse traditionnelle en osier ou en bâton ou encore en cuir. En tout dernier on réalise le pied. Il permet de protéger le fond de l'ouvrage lourdement sollicité, de le sécher en faisant circuler l'air en dessous et l'isole de l'humidité. Si j'ai mal sélectionné la force de mon osier à tremper pour l'assouplir, mon panier risque d'être complètement déséquilibré. En réalité, toutes les étapes me plaisent car elles sont toutes très importantes.

 

Pour Babul & Bakli, tu réalises des objets en rotin: peux-tu nous en dire un peu plus sur cette matière?

 

L'osier est la pousse de l'année du saule. C'est un végétal endémique européen. Le rotin,lui, est un palmier liane que l'on trouve dans les pays aux climats tropicaux, plus particulièrement en Indonésie. J'adore insérer cette matière dans mes vanneries. Elle allie force et légèreté. Il se teinte facilement et selon comment on l'introduit, il peut donner une touche de modernité tout en respectant les codes de la vannerie traditionnelle.

 

Quels conseils d'entretien pour les objets en vannerie?

 

Il n'est pas conseillé de conserver ses vanneries dans des endroits humides où elles pourraient être la proie d'attaques de vers. Pour ralentir ces attaques et les nettoyer,rien de tel qu'un bain de mer ou d'eau salée y compris quand elles sont un peu trop sèches ou âgées. Car souvent ce que me disent les gens,c'est que les paniers, lingères, couffins...sont choses sue l'on transmet comme un art de vivre.

 

Pour découvrir le travail de Virginie: rendez-vous sur son site ici.

 

 

 

 

 

 

 

La teinture naturelle ou l'art de sélectionner les plantes colorantes

24/06/2021

La teinture naturelle ou l'art de sélectionner les plantes colorantes

Le teinturier, plongé dans le monde végétal, acquière un savoir-faire grâce à un processus empirique qui se révèle être très efficace. On remarque qu'à travers les âges et par delà les continents, les teinturiers ont su sélectionner parmi le monde végétal foisonnant, un nombre de plantes restreintes et pertinentes. Elles combinent en général à la fois beauté, intensité et solidités des couleurs obtenues.

 

C'est ainsi qu'a été sélectionné de manière empirique, par les anciens, des familles de plantes aux propriétés colorantes particulièrement riches. Aujourd'hui, des familles sur lesquelles le teinturier contemporain s'appuie.

 

 

POUR LES JAUNES : DES PLANTES À FLAVONOÏDES

 

 

L'approvisionnement en jaune est assez facile car on en trouve dans presque tous les végétaux. À l'origine de la couleur jaune vif des fleurs au printemps,du vert tendre des jeunes pousses et du jaune d'or des feuilles à l'automne, ce sont des colorants classés dans le groupe des flavonoïdes. Cependant tous les colorants de ce grand groupe subdivisible ne sont pas égaux en matière de stabilité de la couleur obtenue. Au sein de celui-ci, un sous-groupe, les flavones offrent des teintures plus solides à la lumière.

 

Dans cette famille des flavones, on retrouve la gaude qui est LA plante tinctoriale par excellence depuis des millénaires pour les civilisations européennes et méditerranéennes. On la cultive d'ailleurs encore aujourd'hui dans le sud de la France.

 

Présente au sein du patrimoine tinctorial européen, il semblait alors important de l'inclure dans les collections de la marque.

 

 

POUR LES TERRES : DES PLANTES À TANINS

 

 

 

Leur utilisation remonte à la préhistoire. Ces plantes sont encore largement utilisées pour le tannage des peaux afin de les transformer en cuir. En teinture, ce groupe est également très utile car les plantes à tanins permettent d'augmenter la fixation d'autres colorants sur les fibres notamment sur le coton. Elles jouent ainsi un rôle de renforcement des couleurs grâce à leur structure chimique qui leur permette de bien s'accrocher sur la fibre tout en apportant leur propre pigment.

 

La deuxième spécificité des plantes à tanins est de donner des gris, des bruns  et des noirs profonds au contact de sel de fer ( rouille). Et encore là, la solidité des couleurs obtenues est au rendez-vous.

 

Comme pour les jaunes flavoniques, les tanins sont présents chez un très grand nombre d'espèces végétales. Et comme le dit si bien Dominique Cardon: " le monde des tanins se présente à nous comme une forêt touffue dont l'exploration bute encore sur des fourrés d'inconnus".

 

L'herbier illustré représente un Acacia Nilotica aussi appelé Babul en hindi. C'est un fabaceae à tannins anciennement utilisé pour teindre en Afrique et en Inde.

 

Vous savez donc tout maintenant! Les plantes à tanins sont présentes dans toutes nos couleurs.

 

 

POUR LES BLEUS : DES PLANTES À INDIGO

 

 

La teinture à indigo est considérée comme "la reine des teintures" et son pigment indigo est aussi nommé " l'or bleu des teinturiers". C'est bien là les attributs d'une teinture prestigieuse et ce depuis des millénaires.Alors qu'en Europe on connaissait déjà le bleu issu du pastel, un autre bleu d'Asie décrit comme très puissant et mystérieux a dès l'antiquité attisé la curiosité des teinturiers.

 

La matière colorante indigo se forme à partir de la macération des plantes qui la contienne et grâce au contact de l'oxygène de l'air. Un savoir-faire complexe est nécessaire pour l'extraction de ce piment.

 

Dans le règne végétale, parmi les plantes à indigo, ce sont les indigotiers qui attireront particulièrement notre attention pour leur diversité d'espèces de par le monde. L'indigofera comprend plus de 700 espèces réparties sur plusieurs continents notamment en Asie du Sud et en Afrique. Pour autant, d'autres plantes de genres botanique différents ont également été exploités à grandes échelles: le pastel en Europe et la renouée au Japon.

 

Dans les collections de Babul & Bakli nous avons décidé de travailler avec un Indigofera Tinctoria directement sourcé chez un producteur de plantes tinctoriales en Inde.

COLLECTION 2021:INSPIRATION ET COULEUR

15/04/2021

COLLECTION 2021:INSPIRATION ET COULEUR

La nature est à la fois source d'inspiration et ressource tant elle regorge de richesse! On vous propose une plongée dans le monde des couleurs de plantes...

 

La nature est une source d'inspiration au quotidien. Elle est revigorante tant elle est colorée.

 

 

Quoi de plus merveilleux et apaisant que de contempler les palettes harmonieuses que nous offre un paysage? La lumière bien sûr,inséparable de la couleur, révèle et décline d'une façon admirable toutes ces palettes...

 

Un peu comme le peintre sur sa toile, le teinturier tente de reproduire les couleurs qui l'entourent et l'inspirent sur le tissu.

 

La couleur est une affaire de perception alors le teinturier couche sur son tissu son paysage coloré intérieur. Babul & Bakli vous propose une palette à la fois pleine de vitalité et de douceur à la fois contrastée et harmonieuse. Ainsi vous pourrez, à travers sa gamme de produits, créer un espace à la fois serein et d'éveil au monde pour bébé.

 

 

JAUNE SOLEIL ET JAUNE CITRON

 

 

Le jaune est incontournable. Une multitude de plantes nous offre cette sublime couleur pleine de peps et de chaleur! Qui ne s'est jamais émerveillé devant un mimosa en fleur le printemps venu?

 

L'été comme l'hiver, le jaune illumine nos intérieurs et réchauffe nos coeurs. Elle fait partie des indispensables du quotidien. Parfois solaire, parfois plus acidulée, cette couleur est pourtant toujours associée au réconfort.

Seul, le jaune est lumière vitaminée. Mais notre jaune se combine à merveille avec le rose poudré et le caramel: ils forment ensemble une harmonie pleine de douceur invitant au calme et au repos.

 

                                                                                

ROSE POUDRÉ ET CARAMEL

 

 

Deux couleurs calmes et reposantes. Des couleurs de terre, gourmandes et douces.

Et puis dans la palette se glisse des motifs: fleurs de prairies et vagues formées par les blés ondulants sous le vent. Des motifs simples inspirés des souvenirs de l'enfance lorsque nous allions gambader dans les champs à la campagne pendant les vacances d'été et qu'un souffle de liberté soulevait la poussière à nos pieds...Les motifs se révèlent dans les bains de teinture, dans les bains aux couleurs sucrées replongeant au creux de souvenirs précieux.

 

 

BLEU AZUR ET BLEU INDIGO

 

 

Le bleu nous entoure de sa bienveillance ...il est là, présent dans tous nos paysages. Il apaise et en même temps il est corsé. Il est la couleur de notre ciel changeant. Dans la collection,nous l'avons voulu à la fois contraste et harmonie au sein de la palette. Il vient relever le rose poudré, se confronte au jaune et se marie avec le caramel.

Le bleu nous entoure. Il est largement présent dans nos vies. Pourtant chez les plantes il se fait rare. Le pigment indigo aussi appelé " or bleu des teinturiers", s'extrait des feuilles de certaines variétés de plantes. Sa rareté en fait une couleur reine dans la collection.

 

 

                                                                                        Découvrez sans plus attendre la collection 2021!!